Etant maintenant candidat-suppléant PS-EELV-UDB pour les législatives des 10 et 17 juin, je gèle ce blog. Rendez-vous le 18 juin 2012
dimanche, mai 13 2012
Gel du blog pour quelques semaines
Par Pierre Karleskind le dimanche, mai 13 2012, 10:26
mercredi, mai 9 2012
Une belle victoire...5000 portes... à confirmer les 10 et 17 juin
Par Pierre Karleskind le mercredi, mai 9 2012, 09:09 - Parti Socialiste
Pour la 1ère fois de ma vie d'électeur, j'ai voté pour le candidat qui a gagné l'élection présidentielle. Ce dimanche, j'étais à la Mairie de Brest avec quelques centaines de Brestois lorsque le visage de François Hollande est apparu.
J'ai pensé alors, comme beaucoup je crois, qu'une page pénible se tournait pour notre pays. La campagne a été dure et a fini par un glissement malheureux à droite, faisant de Marine Le Pen l'arbitre du duel qui aurait du opposer gauche et droite.
J'ai pensé aussi à la difficulté de la tâche qui attendait celui sur qui repose nos attentes. L'espoir était lisible sur les visages, mais un espoir teinté d'appréhension, comme si chacun avait bien compris que pour que demain soit meilleur, il allait falloir fournir un effort sans précédent.
J'ai enfin pensé à ceux et celles avec qui j'ai battu la campagne pendant plusieurs mois. Sur la rive droite de Brest, nous avons frappé à plus de 5000 portes avec les camarades du PS brestois pour convaincre un à un les électeurs, organisé 2 réunions publiques, avec Pierre Maille et François Cuillandre et collé des centaines d'affiches.
Nous avons gagné cette élection, il nous faut maintenant gagner celle du mois de juin, les législatives. Nous soutiendrons notre candidate, désignée pour porter nos couleurs sur la 3ème circonscription à l'issue de l'accord EELV-PS, Magali Deval.
dimanche, avril 29 2012
Frontières?
Par Pierre Karleskind le dimanche, avril 29 2012, 19:24 - Parti Socialiste
Après avoir écouté les propos d'un candidat dit républicain à l'élection présidentielle, je me remémore un discours d'accueil que j'avais prononcé devant des délégations européennes venus à Brest dans le cadre d'un projet européen sur l'emploi des jeunes. C'était en avril 2011.
Chers jeunes européens, chères jeunes européennes,
ce n'est pas sans avoir l'impression de relever un défi que je m'adresse à vous ce matin au nom de la Région Bretagne. Un défi, oui, car, en regardant attentivement votre programme, il m'est apparu que vous avez eu l'occasion, hier soir, de découvrir le fourneau, et d'avoir des échanges passionnants entre vous et avec les artistes. Je me suis laissé dire que la plupart d'entre vous ne s'est pas couchée de bonne heure. Un défi, donc, car la pesanteur de mon propos ne doit pas ajouter à votre irrésistible envie de replonger dans les bras de Morphée.
Morphée, justement, étant une divinité grecque, me permet de saluer chaleureusement la délégation grecque. J'en profite évidemment pour saluer les délégations tchèques, italiennes et espagnoles. Evidemment, je salue les Bretons ici présents qui n'ont pas le mérite d'avoir parcouru des milliers de kilomètres pour venir jusqu'ici, mais qui, je pense, n'ont pas du dormir beaucoup plus que les autres.
Je tiens également à saluer ma collègue Rébecca Fagot-Oukkache, et la féliciter pour sa toute récente et brillante élection au Conseil général du Finistère. Brillante élection qui fait d'elle la benjamine du Conseil général. vous avez donc ce matin, faceà vous, à la fois la benjamine du Conseil municipal de Brest et du Conseil général du Finistère, ainsi que le benjamin du Conseil régional de Bretagne. Ca ne pouvait tomber mieux pour parler jeunesse.
Après ces quelques mots d'accueil soyons sérieux quelques instants. Je ne doute pas, d'ailleurs, que vous le serez tout au long de cette journée. La question de l'emploi en Europe est une question cruciale pour l'avenir-même de la construction européenne. Celle des jeunes l'est tout autant, si ce n'est qu'elle est encore plus . Les difficultés économiques que traversent nos pays et notre continent impactent fortement la situation de l'emploi, et développent tous les maux auxquels une société qui laisse une partie des siens sur le bords du chemin, est confrontée : précarité, pauvreté, violence sociale, violence morale, violence physique, xénophobie, racisme, de façon plus globale, rejet de l'autre. Notre Europe fait aujourd'hui face à une montée des populismes, et quand elles ne prennent pas cette forme, les politiques nationales prennent trop souvent la forme du repli sur soi et de l'égoïsme national.
Sur vos épaules, jeunes européens, jeunes européennes, repose la nécessité de démontrer que ces réactions de repli sur soi ne sont pas la solution. Vos travaux ici, ainsi que dans les différents pays où vous vous réunirez doivent nous montrer, au contraire, que c'est par l'échange, la confrontation franche et honnête, par le travail en commun, que se dessinent les réponses à ces maux qui gangrène notre Europe.
Nous sommes particulièrement fiers et heureux de vous accueillir ici en Bretagne, terre qui a toujours su l'importance de l'Europe pour son avenir. Heureux de vous accueillir car j'ai la conviction ferme que l'Europe ne se peut se construire uniquement que sous l'impulsion des gouvernements nationaux. C'est bien par les initiatives des corps intermédiaires, à l'image des 5 villes qui ont mis en commun leurs efforts, avec l'implication pleine, entière et directe des citoyens que nous ferons une Euope utile.
Jeunes Européens, Jeunes européennes, j'espère ne vous avoir pas trop chargé de responsabilités. Je suis convaincu que votre présence ici atteste de votre conviction forte pour une Europe des citoyens.
Je vous souhaite une bonne journée de travail. Merci Hefkaristo Grazie Gracias Dekuji
lundi, avril 2 2012
Grands projets régionaux : la Région réfléchit à la diversification des sources de financement
Par Pierre Karleskind le lundi, avril 2 2012, 10:08 - Régional
Dans les collectivités françaises, le recours aux banques était la pratique classique pour emprunter : emprunter pour financer les investissements, puisque le fonctionnement doit être financé par des recettes sans emprunt.
La crise financière a considérablement tendu le marché du prêt bancaire avec deux conséquences:
- les banques répondent moins favorablement aux demandes des collectivités, et souvent, ne s'engagent pas sur l'intégralité des montants demandés,
- les marges de banques ont fortement crû, passant à 0,1% début 2008 à des taux pouvant aller jusqu'à 3,5% en mars 2012, renchérissant de ce fait le crédit.
Face à cette situation de coûts et de difficultés à recourir à l'emprunt bancaire, la Commission des Finances, sur proposition du groupe UDB, planche en ce printemps 2012 sur le recours à des modes de financement alternatifs que constituent les emprunts obligataires.
L'emprunt obligataire, c'est quoi? Il s'agit simplement d'un appel à souscription lancé sur les marchés dédiés. Concrètement, les souscripteurs prêtent leur argent pour une durée donnée et touchent les intérêts pendant cette durée avant d'être remboursés de leur avance.
Lorsque les marges bancaires étaient faibles et le crédit "facile", le recours à l'emprunt obligataire était plus onéreux et donc peu intéressant. Il est en autrement aujourd'hui où les 2 solutions sont en concurrence.
Plusieurs types d'emprunts obligataires peuvent être utilisés:
- Les emprunts dédiés à une opération. Ils ont un objet précis (ex : financement de la LGV) et ne peuvent être étendus dans le temps
ou
- les emprunts étalés dans le temps : ils permettent d'émettre des obligations régulièrement au cours de la période prévue.
- les emprunts à destination des institutions : les souscripteurs ne sont pas des particuliers mais des institutions financières
ou
- les emprunts à destination du grand public, dit emprunts populaires : les souscripteurs sont les particuliers. Ce type d'emprunt entraîne des coûts supplémentaires de part la nécessité de communication étendue, mais permet une appropriation des projets par les souscripteurs.
- il existe des emprunts étiquetés "socialement responsables" qui donnent accès au marché des placements responsables, a priori, à des coûts plus bas que le marché classique. Il convient au préalable d'obtenir une notation sociale du Conseil régional. La Région Ile-de-France vient de réussir la levée de 350 millions d'euros par ce biais.
Ces différents aspects seront discutés au sein de la Commission finances que je préside. Un programme d'entretien avec des experts des finances locales, des représentants des banques, des collectivités ayant eu recours à l'emprunt obligataire et des représentants des agences de notation sociale a été établi.
Le rapport sera remis au Président du Conseil régional en juin 2012.
lundi, janvier 23 2012
Hollande...mains qui chantent
Par Pierre Karleskind le lundi, janvier 23 2012, 09:41 - Parti Socialiste
Retour ce lundi matin dans le TGV le coeur léger d'un dimanche si particulier.
François Hollande a pris hier la dimension que le moment exigeait du candidat à la Présidence de la République. Cet homme à qui "rien n'a été donné" a montré sa conception de l'Etat: Un Etat au service de la Nation, une République au service des citoyens, une France au service de l'Humanité. Il a donné à voir un homme déterminé, loin, très loin des caricatures qui ont pu lui coller à la peau des années durant.
Je n'avais pas soutenu François Hollande aux primaires, parce que je ne pensais pas qu'il pouvait être l'homme qu'il a été hier. Ferme, rassembleur, intransigeant et fier des valeurs de la gauche, il a balayé tous les doutes qui pouvaient encore flotter autour de sa campagne. Il suffisait de voir tous ces militants hurler leur enthousiasme pendant 1h30 de discours. Il suffisait aussi de voir les dirigeants du parti : Martine Aubry surtout, tout sourire, visiblement fière d'avoir mené le parti là où il est, et heureuse de s'être réconciliée avec François. Il n'y a plus aubryistes, ni montebourgeois, ni hollandistes : nous sommes tous les militants de la victoire de François Hollande.
François Hollande n'a pas promis les lendemains qui chantent et pourtant, en ce lundi matin, chante en moi la petite musique du changement que nous attendons depuis longtemps. Le changement, ce n'est pas le 6 mai, le changement, c'est maintenant, et ça doit durer!
jeudi, janvier 19 2012
Journée "typique" à Bruxelles
Par Pierre Karleskind le jeudi, janvier 19 2012, 09:07 - Europe

Mardi. Arrivée au 14, rond-point Schuman (au pied du siège de la Commission européenne et de celui du Conseil européen) à 18h pour les voeux du Président de la Région aux Bretons de Bruxelles. Une soixantaine de personnes se pressent dans les locaux de l'espace partagé avec les Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Il y a là des membres de cabinets de Commissaires, un directeur général, des fonctionnaires européens, des représentants de différentes institutions, associations ou entreprises. L'ambiance est bonne, même si les commentaires sur "l'état de l'Union européenne" ne sont pas optimistes.
A 20h, dîner avec Eleni Marianou, Secrétaire générale de la CRPM. Nous discutons des actions à mener en 2012, des perspectives pour le budget européen pour la période 2014-2020. Une place d'observateur est à pourvoir au FIPOL, elle pourrait échoir à un élu breton. Nous nous mettons d'accord pour accentuer nos travaux sur la question de la sécurité maritime.
Mercredi. A 9h, rencontre avec Martine Allais (déléguée permanente de la Bretagne à Bruxelles) et Jean-Philippe Peuziat (chargé de mission transports au bureau partagé) pour discuter des actions à mener pour l'intégration du port de Brest dans le réseau central trans-européen de transport. A 9h30, discussion avec Ludovic Colin et Stéphane Peyhorgue (chargés de mission au bureau partagé sur les aides d'état et le marché intérieur) sur les enjeux de la visite à organiser de Gwenegan Bui, vice-président de la Région en charge du numérique. Nous avons une bataille à mener pour que l'Union européenne nous accompagne dans le financement de la fibre en Bretagne.
10h15, rencontre avec Véronique Ollivier, directrice de l'antenne bruxelloise du Think tank "Confrontations Europe", fondé par Philippe Herzog. Je lui expose les ambitions bretonnes en matière de numérique et insiste sur l'enjeu politique et économique qui se cache derrière la mise en place des nouveaux services relatifs au Très Haut Débit. Le message est très bien entendu, elle me propose de préparer un papier sur le sujet pour la revue du think tank.
12h30, déjeuner amical avec un membre de cabinet de la Commission européenne
14h, rencontre avec Bernhardt Friess, responsable de l'unité Atlantique à la direction générale MARE. Nous échangeons sur l'organisation du "Forum de l'Atlantique", instance de discussion de la stratégie maritime pour l'Atlantique. Je lui fais savoir que la Région Bretagne est candidate à l'accueil en 2012 d'une édition du Forum, et insiste sur le rôle qui doit être donné aux régions pour la définition et la mise en oeuvre de la stratégie. Mes propos sont accueillis avec la réserve toute technocratique de circonstances mais tout de même avec intérêt.
15h, rencontre avec Jean-Noël Ladoie, chargé des affaires maritimes à la Représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne, pour lui exposer le souhait de la Bretagne d'accueillir une édition du forum de l'Atlantique. Nous échangeons, avec ce représentant de l'Etat, des meilleurs moyens de tirer profit de la mise en place de la stratégie maritime pour l'Atlantique.
16h, Retour au bureau du Rond-Point Schuman pour debriefing.
18h, départ de la gare de Bruxelles-midi
jeudi, décembre 15 2011
Débat d'orientation budgétaire 2012 : oui à l'action publique
Par Pierre Karleskind le jeudi, décembre 15 2011, 18:21 - Régional
Vous trouverez, ci-dessous, mon intervention lors de la session sur les orientations budgétaires au nom du groupe Socialistes et apparentés :
M.le Président, cher collègues,
dans la période actuelle de désorientations financières, le débat d'orientations budgétaires tombe à point. Tombe à point car il est pour nous l'occasion de poser les bases de notre engagement politique en faveur de la Bretagne et des Bretons, de montrer que gouverner, c'est anticiper, et surtout, je crois, de répondre à certains doutes, doutes qui sont bien plus que des doutes en fait, sur la nécessite ou l'opportunité de l'action publique.
Désorientations financières, disais-je, qui s'accompagne de désorientations politiques. Les sommets européens se succèdent tous les 3 jours, et il n'est pas certain que le problème à résoudre quand j'aurai fini mon intervention sera le même que celui qui est en suspens maintenant à 18h25. Nous le voyons, la crise des dettes souveraines plonge l'Europe et ses dirigeants dans un état de fébrilité qui ne rassurent personne.
La crise des dettes souveraines a une origine, c'est la crise de 2008, dit des subprimes, qui a poussé les gouvernements à un endettement excessif des Etats, alors que leur situation n'était déjà pas brillante.
Alors quelles solutions nous sont proposées pour sortir de cette crise par le directoire Sarkozy-Merkel ? La réforme des traités (procèdure qui prend 2 ans, avec un risque de refus de plusieurs Etats-membres) pour renforcer le pacte de stabilité. On n'entend que ça! « Pacte de stabilité ». Ca, la stabilité, nous l'avons. Les 10 dernières années ont été pour la zone euro la période au cours de laquelle cette zone (avant son existence) a connu la plus faible croissance...pendant que le reste du monde connaissait la plus forte croissance de toute l'histoire de l'humanité.
Mais pourquoi parlent-il tous de ce pacte de stabilité, alors qu'il s'appelle pacte de stabilité et de croissance??? Souvenez-vous, 2007, le point de croissance arraché avec les dents, le choc de croissance et donc le choc de confiance. 2007, c'était aussi l'époque où le président de la République avait dans son programme les subprimes. C'est aussi l'époque où le 1er Ministre déclarait être à la tête d'un Etat en faillite. 5 ans plus tard, la croissance est morne, l'endettement abyssale. Songez qu'en 10 ans, la Droite qui se délivre des certificats de bonne gestion, a doublé l'endettement de la France! D'un Etat en faillite on est passé à l'état de banqueroute.
Il faut donc maintenant payer! Alors, on remet les bonnes vieilles marottes sur le tapis : les 35h, d'ailleurs savez-vous que la 35ème taxe du président Sarkozy a été votée il y a 2 semaines, elle rapporte 2 milliards d'euros et porte sur le métro, la rénovation des logements, Mme Malgorn fait bien de demander à ce que nous soutenions les PME du bâtiment. Cette taxe a été votée en même temps que la suppression de la taxe sur les nuitées dans les hôtels de luxe, et rassurez-vous, l'essentiel a été préservé, le homard est resté un produit de première nécessité et reste taxé à 5,5%. Les 35 heurs donc, la retraite à 60 ans... si la crise des subprimes s'est déclenchée, c'est parce que les Français travaillent pas assez, qu'ils partent à la retraite trop tôt, qu'ils ont trop d'arrêt maladie, que leurs profs sont trop payés, qu'ils accueillent trop d'immigrés sur leur territoire, qu'ils sont trop sympas avec les Roms, qu'ils ne payent pas assez de TVA. Eh oui c'est à cause de tout cela que la crise des subprimes s'est déclenchée aux Etats-Unis. Taxer la spéculation, surtout pas. Faire payer les banques, n'y pensez pas!
Alors c'est dans ce cadre-là que nous sommes amenés à discuter des orientations budgétaires. Dans ce cadre où toutes les augures qui autrefois vantaient les mérites des produits financiers exotiques, nous enjoignent à dépenser moins. "Réduisez la voilures", qu'ils nous disent. Mais soyons clairs et honnêtes, ce qui est à la base à la fois de la crise des subprimes et de l'amaigrissement des recettes publiques, c'est la conjonction de deux choses : la première, constatée depuis 30 ans, c'est le transfert de la richesse produite de la rémunération du travail vers celle du capital. La deuxième, c'est la volonté politique délibérée de baisser les impôts des plus aisés.
On avait voulu nous faire croire que c'était en libérant l'argent qu'on allait permettre de faire les investissements pertinents (bah oui, la main invisible est nécessairement pertinente) dont l'économie a besoin. La réalité est qu'au cours des 30 dernières années, la richesse ainsi dégagée a été investie dans les mécanismes financiers spéculatifs qui ont eu l'effet d'une lessiveuse géante redistribuant les revenus en accentuant encore plus les écarts entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas.
Nous arrivons aujourd'hui dans une situation où les investissements pertinents, les investissements productifs n'ont pas été faits, et nous en payons le prix! Ils n'ont pas été faits car comment peut-on espérer de ceux qui n'ont d'intérêt qu'au gain immédiat et important qu'ils préparent l'avenir.
Si ces crises qui se succèdent devaient nous laisser une conviction, c'est celle qui doit nous amener à considérer que les investissements pour l'avenir doivent être décidés et financés collectivement. C'est à ce prix qu'un pacte de stabilité ET DE CROISSANCE trouvera ce sens.
Décider et financer collectivement, c'est précisément l'objet de l'élaboration du budget du Conseil régional. Monsieur le président, vous nous proposez dans les orientations budgétaires pour l'année 2012 de ne pas réduire la voilure, mais d'afficher les ambitions. Vous avez bien raison, les enjeux de notre région nécessite que la main forte de la puissance publique se saisisse des leviers à sa disposition.
L'effort pour la formation est maintenu, car c'est d'abord par l'homme qui est le premier investissement que nous dessinerons le futur de la Bretagne. Un des borderaux nous rappelle combien sont grands les besoins des demandeurs d'emploi et combien nous devons être en mesure de répondre aux affres de la situation économique. A noter aussi le CPRDF et le COM apprentissage.
La mise en oeuvre en vitesse de croisière du pacte de la Bretagne avec les jeunes se retrouve dans ces orientations, avec en particulier un effort sur le logement et la mobilité des jeunes
L'effort est grandissant pour le numérique. Là aussi, la main invisible ne marche pas. Elle couvre 40% des Bretons, 10% du territoire. Sans notre intervention, financièrement engageante, la fracture serait béante entre ceux qui sont connectés et les autres, entre les pôles urbains et le centre de notre région.
Nous entrons dans une phase dure du programme BGV, là aussi, nécessaire à l'attractivité de notre territoire.Nous l'avons déjà moultes fois rappelé, mais votre vision de long terme, la capacité que vous avez eue, à vous projeter dans le futur il y a quelques années lorsque vous établissiez les budgets des exercices précédents, permet à la Bretagne de se payer la grande vitesse. Evidemment, bien d'autres éléments seront au budget, je pense notamment aux ports, qui feront l'objet d'investissements particulièrement massifs que ce soit Brest ou bien Lorient.
Alors, certains voudraient que nous coupions dans les dépenses! L'exemple de la Grèce ne suffit-il pas? En ayant taillé drastiquement, les Grecs sont en récession et n'atteindront pas les objectifs de convergence. Les Diafoirius qui font office de gouvernants en Europe, veulent couper tout ce qui dépasse, budget des collectivités, budget de l'Europe. Mais Monsieur le Président, si cette bouteille contient la dette de l'Etat en France (1600 G€), ce verre contient la dette des collectivités (uniquement des investissements), et voici la dette de l'Union européenne. Il faut saluer votre engagement en faveur de l'Europe et souligner le message que vous êtes allés rappeler à Bruxelles en rencontrant M. Barosso. Message que le Président Barosso a bien reçu en vous confirmant l'importance de la place des régions dans la définition de l'avenir des prochains contrats de partenariats qui encadreront les programmes opérationnels.
Je le crois profondément, renconcer à l'intervention publique, de quelques manière que ce soit, n'est pas juste un abandon des plus démunis, elle est dramatique pour l'avenir même de notre système économique et social que certains prétendent protéger en le démentelant.
Joyeux Noël et Bonne année
samedi, novembre 26 2011
Convention du Parti socialiste européen (PSE) : Merci Poul Nyrup Rasmussen!
Par Pierre Karleskind le samedi, novembre 26 2011, 15:26 - Europe
Poul Nyrup Rasmussen, président historique du PSE, a décidé de quitter la tête de ce parti qu'il a animé pendant presque 8 ans.
Au cours d'un discours émouvant, il s'est félicité de voir une convention du PSE rassembler plus de 2000 personnes, se rappelant des débuts du PSE où un bar suffisait à accueillir les pionniers. Mais il nous a surtout laissé un testament politique fort.
L'Europe est dans une situation de crise économique majeure, mais pire encore, elle est dans un affaiblissement dramatique de sa gouvernance. Le directoire Merkel-Sarkozy mène l'Europe dans une austérité destructrice. Les services publics, la protection sociale, l'esprit de solidarité : tout passe par pertes et profits. Lorsque les dirigeants européens conservateurs se lèvent le matin, ils ne se demandent plus ce que leur peuple pense d'eux, mais ce que les agences de notation perçoivent de leur action.
Mais en affaiblissant ainsi la puissance publique, les alliances libérales-conservatrices mettent en danger l'économie dans son ensemble. Car c'est bien la croissance même qui pâtit du retrait de l'engagement public.
Il est de la responsabilité des progressistes européens de redonner du sens à l'Europe, de remettre l'action publique, la solidarité, l'environnement, au coeur de notre modèle de développement. Les années qui viennent nous donneront des opportunités à saisir.
Merci Poul et bienvenue dans les rangs des simples "PES activists"
« billets précédents - page 1 de 25
Derniers commentaires