71Mercredi soir, se tenait un débat à la fac de Lettres de Brest sur la question du 5ème risque. Marc Coatanéa, ajoint au Maire en charge des affaires sociales, m'avait demandé de l'y représenter. La question du 5ème risque est trop peu débattue publiquement, alors que cette qestion engage notre société dans une vraie réflexion sur elle-même. Ce débat est aujourd'hui essentiellement portée, de façon massive, par les assureurs qui nous vantent leurs assurances individuelles contre les risques inhérents aux accidents de la vie. Ils nous proposent donc pour seul système l'individualisation de la couverture.

J'y ai développé, à l'opposé, la proposition d'une prise en charge collective de ce risque par la création d'une 5ème branche de la sécurité sociale. Ce risque peut tous nous toucher et l'idée de rendre responsable les individus des fatalités qui les touchent est une ficelle trop grosse qu'utilise le gouvernement pour justifier les assurances médicales et les couvertures médicales complémentaires. Je la pourfends sans réserve. Contribuer à la hauteur de ses revenus et utiliser à hauteur de ses besoins est le si beau principe fondateur de la sécurité sociale. Prétendre aujourd'hui qu'il n'est plus possible de le financer, c'est refuser les leviers dont nous disposons sur le bouclier fiscal les niches fiscales ou la contribution des revenus du capital à la couverture de ces risques.

A l'heure où le monde l'absence d'Etat régulateur montre ses limites, il est bon de reconsidérer son rôle non seulement dans la redistribution, mais également dans le soutien de secteurs économiques basées sur une création réelle de valeur pour l'Homme.